Depuis quelques mois, je me pose beaucoup de question à propos de mon futur et notamment à propos de ma tenure (je crois qu’on dit “permanence” en Québecois).
Petit résumé: dans les universités, il y a un système de castes comme en Inde, en fait, avec des contrats plus ou moins longs et des salaires plus ou moins pourris. Tout en haut de la hiérarchie, il y a les chanceux qui sont les profs avec la tenure, et en-dessous, il y a les gens comme moi qu’on appelle “tenure-tracked.” Cela signifie que si je bosse bien pendant cinq ou six ans, après une ééééééééééénorme évaluation de mon travail, je pourrai recevoir la tenure, c’est-à-dire un contrat à vie. Il est extrêmement difficile de virer un prof qui a la tenure.
Le problème, c’est cette ééééééénorme évaluation de mes derniers six ans de travail. On évalue surtout mes projets de recherche et mes publications (combien, dans quelles revues académiques, quel impact ils ont eu, etc.), mais aussi mon enseignement (est-ce que les étudiants m’ont aimée, qu’est-ce que mes collègues ont observé, etc.) et le travail administratif que je fais (environ 60% de mes responsabilités). Tout mes collègues peuvent donner leur opinion sur mon travail et sur ma façon d’être une bonne collègue ou non (est-ce que je suis sympa, sociale, serviable, etc.), mais plein d’autre gens de ma Faculté et d’autres Facultés vont aussi donner leur opinion (le Doyen, des gens d’autres départements, etc.). Mais les plus importantes personnes qui vont donner leur opinion sur mon travail sont une dizaine de profs ou directeurs comme moi, au Canada et aux Etats Unis, que je ne connais pas ou très peu, qui vont recevoir mon dossier et devoir l’évaluer.
Donc j’ai la trouille. Je sais que mon boulot n’est pas évalué à sa juste valeur, ici. Je sais que je ne connais que très peu de mes collègues parce que je travaille dans un bâtiment complètement isolé, et puis je ne suis pas super sociale en général. Je sais que beaucoup de mes collègues publient beaucoup plus que moi. Et je sais que très peu de personnes savent en quoi consiste réellement mon travail. Donc je panique.
Je ne suis pas obligée de demander la tenure cette année (si je décide de le faire, je dois rendre mon dossier le 1er mai et j’aurai la réponse fin novembre. Si je ne suis pas acceptée, j’ai un an pour trouver un boulot ailleurs). Je sais aussi qu’il est beaucoup plus facile d’obtenir la tenure au Canada qu’aux Etats Unis mais que mon université ne se prend pas pour la queue de la poire et ils veulent des publications, c’est tout. Je pourrais attendre encore un an, faire des efforts pour mieux connaître mes collègues, publier encore un ou deux trucs, aller à plein de conférences et faire des tas de courbettes, et essayer de mieux faire connaître mon nom parmi les autres directeurs canadiens comme moi. Je m’en veux de ne pas avoir réalisé l’ampleur du problème plus tôt!
Bref. je ne sais pas trop quoi faire, là… et j’ai la trouille à mort!

C’est dans le livre de recettes d’Isa que j’ai trouvé ce délicieux “sucre à la crème” (fudge, in English) Je vous copie la recette.
Ingrédients:
500 ml (2 tasses) de crème 35%
400 g (2 tasses) de cassonade
25 g (2 c. à soupe) de sucre
30 ml (2 c. à soupe) de sirop de maïs ou de glucosePréparation:
Dans une casserole, mélanger tous les ingrédients. Porter à ébullition et cuire à feu vif environ 20 minutes, ou jusqu’à ce qu’un thermomètre à bonbon indique 116ºC (241ºF). Retirer du feu et laisser tiédir 10 minutes. Fouetter à vitesse élevée pendant 5 minutes avec un batteur électrique, ou jusqu’à ce que les fouets un batteur laissent des traces dans la préparation.
Etendre dans un moule carré, chemisé, de 20 cm (8″). Couvrir et laisser refroidir plusieurs heures. Couper en carrés et servir.
Réussite: 9,8/10! Comme je ne savais pas si c’était 20 minutes OU 116ºC, j’ai arrêté la cuisson après 20 minutes même si je n’avais pas tout à fait atteint les 116ºC (grosse erreur). Donc mon mélange a eu du mal à durcir et j’ai dû le laisser 2 jour au frigo avant qu’il n’ait la bonne consistance. Mais ensuite, il était parfait même si un chouïa friable, et délicieux! Je l’ai coupé en petits morceaux (trop grands d’abord et recoupés ensuite, d’où les formes variées) et l’ai apporté chez Ze Boss pour la fête de fin d’année. Tout le monde a beaucoup apprécié! C’était mes premiers “bonbons” et j’en étais super fière!

moi je dirais que ça vaut le coup d’attendre. pourquoi je dis ça : parce que d’après ce que tu expliques, plus tu attends, plus les éléments en ta faveur se renforcent : tu publies plus, tu connais plus de gens, tu as le temps de “ramer” pour améliorer tes relations, tu affimes tes positions sociales et professionnelles.
en revanche si tu n’attends pas tu es peut être prête (si tu étais certaine d’être prête je pars du principe que tu n’aurais pas forcément les mêmes inquiétudes), sauf que si tu n’es pas exactement au point tu perds le job que tu as, et tu dois tout recommencer ailleurs.
je sais que l’ailleurs dans ton cas c’est l’aventure, l’envie de bouger, donc pas forcément du négatif. par contre, à combien cette nouvelle “blague” va repousser ta prochaine tentative de tenure ailleurs ?
je vois donc les choses comme suit : un an de plus à attendre avec un nouveau but, devenir la plus tenure-perfect du coin, tout en continuant d’engranger les bons points : très intéressant niveau “rentabilité” mais très frustrant.
déposer une demande de tenure maintenant : pas mal de stress, une possibilité qu’elle ne soit pas acceptée plus forte que l’année prochaine, et le risque de perdre ton job. par contre c’est tout ou rien parce que si tu l’as c’est tout bon ! c’est donc risqué mais juteux en cas de succès.
dans ces constats, moi si j’étais à ta place, je prendrais la première solution et je jouerais la prudence. mais je suis connue pour être une bernique sur son rocher, mon point de vue est peut être bien biaisé
!
Par Krysalia le Samedi, 7 janvier 2012
à 12:47
Et tes tripes? elles te disent quoi?
Chaleureusement…
Par Caroline le Samedi, 7 janvier 2012
à 1:08
Donc si tu ne demandes rien tu gardes ton poste, et si tu demandes et que c’est refusé, tu es éjectée ? Je serais moi aussi prudente comme Krysalia, mais je connais aussi, tout comme elle, tes capacités à brusquement changer de cap et partir à l’aventure tes deux coquines sous le bras. Quel début d’année stressant dis donc !
Par Valérie de haute Savoie le Samedi, 7 janvier 2012
à 1:17
D’abord, au fond de toi, tiens-tu vraiment à cette tenure définitive ?
A te lire, il semble bien que oui, mais auparavant j’ai parfois entendu parler de ton goût du changement…
Si tu y tiens, il me semble qu’attendre un an, serait une bonne solution :
2 années de boulot garanti !
1 année à consacrer en priorité à une stratégie de “gonflage” tout azimut de ton dossier (accessoirement à regarder à droite et à gauche les possibles opportunités susceptibles d’être accessibles et de te plaire au moins tout autant.
en cas d’échec, après cette année, une année consacrée à une stratégie intense d’autre chose…
Mais ce n’est que “mon” opinion, en fonction de comment je fonctionne…
La peur t’a alerté sur des décisions à prendre. Chouette !
Le blog t’a permis de “décharger” ta PEUR, alors maintenant laisse-la au bord du chemin, elle a joué son rôle et ne sers plus à rien !!!
Par Jean WILMOTTE le Samedi, 7 janvier 2012
à 1:51
serT
Par Jean WILMOTTE le Samedi, 7 janvier 2012
à 1:52
Moi j’ai une question : le contrat à vie une fois la “tenure” obtenue est pour l’université où tu travailles actuellement ? Ce qui voudrait dire que tu ne changes plus jamais d’horizon ? Où t’ouvre-t-il plus facilement les portes d’autres établissements ?
(En fait, il y a trois questions
)
Par Valvita le Samedi, 7 janvier 2012
à 2:20
J’avais la même question, est-ce que la tenure est reconnue/valable au niveau “national” ou est-ce que tu la perds si tu quittes ton unif actuelle ?
Par dieudeschats le Samedi, 7 janvier 2012
à 7:36
Je ne peux rien te dire d’autre que “fait pour le mieux. J’espère vraiment que tout ira bien car tu le mérites!
Par Cynthia le Samedi, 7 janvier 2012
à 3:05
Et si tu glisses un carnet de recettes (voire une part de gâteau) au milieu d’une publication ça peut peut-être jouer en ta faveur
Par Madeleine le Samedi, 7 janvier 2012
à 4:05
Personnellement, je trouve qu’une année de plus, associée à des courbettes et plein de trucs stressants contre nature, serait plus ou moins agréable et pour un résultat vraiment différent de maintenant?!!?? Je sais pas….
Sinon ton sucre à la crème(qu’effectivement on appelle caramels par ici), n’est pas du tout du fudge. Le fudge est à base de cacao et de couleur brun chocolat.
Par Béo le Samedi, 7 janvier 2012
à 6:03
Moi je suis du genre à parier que quand je suis sûr de gagner…
Par elPadawan le Samedi, 7 janvier 2012
à 6:20
Moi je n’aime jouer que si j’estime avoir une chance raisonnable de gagner. Raison pour laquelle j’ai choisi de ne pas présenter les concours DR cette année, avec en objectif gonfler le dossier pour 2012. Donc, forcément, j’adopterai la même stratégie pour la tenure … attendre un an en consacrant les efforts sur ce qui “pêche” actuellement dans ton dossier.
Par Narayan le Samedi, 7 janvier 2012
à 6:51
Je suis très nulle en prise de décision et ça me stresse toujours, alors je ne te donne surtout pas de conseil, tu fais comme tu le sens et on croise tous les doigts pour toi
Par E. le Samedi, 7 janvier 2012
à 7:28
Je crois que tu donnes toi même la réponse, non ?… En expliquant qu etu porrais peut-etre attendre un an de plus pour toutes les bonnes raisons que tu donnes et en concluant sur le fait que tu n’aies pas pris conscience avant de l’ampleur de problème.
On peut tous te donner notre avis, mais je pense qu’au fond de toi, tu sais déjà ce que tu es résolue à faire
Amicalement.
Par axelle le Samedi, 7 janvier 2012
à 8:05
Life always throws us challenges, but it’s these challeges that make our lives interesting (but not until a few months or years afterwards when we take a moment to reflect on our past).
Keep your sense of humour and take a deep breath and enjoy the ride.
My challenge is to resist making that fudge. It looks delicious.
Par Walsh Cooks le Samedi, 7 janvier 2012
à 9:18
Puisque tu sais exactement ce qu’il te manque, donne toi le temps de tout préparer : et les dossiers, les publications, les public relations…. si si même si ça te gave, ça te permettra de te laisser le temps d’organiser tout ça . Et puis parfois, “s’obliger” à soigner plus de relations offre de belles surprises en retour ! alors ça ne vaut vraiment pas la peine de se précipiter au bord du gouffre ! prends le temps, observe, contacte et… arrose tout le monde de sucreries, tiens ! you can do it ! bises (‘tain on a toujours pas de neige ici ! m……….)
Par laurence le Samedi, 7 janvier 2012
à 11:05
Krysalia, ah, “jouer la prudence”… des mots que je ne connais guère
Caroline, mes tripes elles disent d’y aller cette année, parce que l’idée de recommencer à stresser l’année prochaine ne me dis rien de rien!
Valérie, oui, c’est bien stressant comme histoire!
Jean, ce n’est pas au contrat à vie que je tiens particulièrement, mais plutôt à la sécurité que ce contrat offre. Si je veux rester, je peux, et je n’ai plus de soucis à me faire, et ça, c’est vraiment agréable. Et puis il y a l’argent qui va avec, aussi
Valvita, Ca ne veut pas dire que je ne peux plus jamais plus changer de boulot. Et ce n’est pas garantie que la tenure transfèrerait si je changeais d’université mais parfois ça marche, si l’autre université me veut vraiment.
Cynthia, merci
Madeleine
ah si seulement je pouvais faire ça
Béo, tu m’as troublée, là
Alors j’ai un peu cherché sur internet et google traduit bien “sucre à la crème” par fudge. Wikipedia me dit que la variété “américaine” de fudge est au chocolat mais que ce n’est qu’une variante parmis d’autre. A la base, mon truc semble bien être du fudge.
elPadawan, moi pas, parce que finalement on ne sait jamais et puis je trouve ça ennuyeux de ne jamais prendre de risques
Narayan, ouaip, c’est vraiment pas facile comme décision… et t’as de la chance d’avoir déjà pris la tienne
E. merci
dieudeschats, la tenure est reconnue au niveau international dans le sens que tu es beaucoup plus respectée partout si tu l’as. Par contre, tu ne peux pas toujours la transférer. Par exemple si tu vas d’une université moyenne à une université très prestigieuse, tu vas probablement la perdre, mais si tu viens d’une université prestigieuse et que l’autre université te veux à tout prix, tu pourras la garder.
axelle, il y a en réalité pas mal de bonnes raisons pour le faire cette année, aussi
Moi, je sais ce que j’ai “envie” de faire mais pas ce qu’il serait intelligent de faire.
Walsh Cooks, haha, I like that you say “a few months afterwards”
It’s so true! Should we exchange some of your pizza for some of my fudge?
laurence, toujours pas de neige ici non plus (ce qu’il est tombé par-ci par-là est bien cracra maintenant…). Arroser tout le monde de sucreries, excellente idée, tiens
Par Dr. CaSo le Samedi, 7 janvier 2012
à 11:37
Tu sais, je ne crois pas qu’il y ait un choix intelligent à faire. Comme je te le disais, tout choix est un renoncement. Et lorsqu’on prend une décision, on la prend avec les éléments qu’on a en main au moment où l’on prend cette décision. Des mois plus tard, tu peux toujours dire “si j’avais su, j’aurai fait ça ou ça”. Oui, mais des mois plus tard, tu seras en possession d’éléments différents que tu n’avais pas au moment où tu as pris ta décision.
Je crois profondément qu’il n’y a jamais de mauvais choix ou de choix stupides. Il y a les choix que l’on fait à un instant T, avec ce que l’on a dans les tripes à cet instant là.
Bises amicales.
Par axelle le Dimanche, 8 janvier 2012
à 2:50
En France c’est différent puisque quand on obtient un premier poste de Maître de conférences qui correspond a assistant Professor, on a un emploi garanti et un salaire de 1600 Euros qui peut évoluer jusqu’à environ 3000.
On peut ensuite soutenir une HDR (Habilitation à Diriger des Recherche) qui s’appuie sur nos publications et fait l’objet d’un mémoire soutenu comme une thèse. On ne gagne pas plus et on ne change pas d’emploi. Je considère le status de Maître de conférences HDR comme équivalent à assistant Professor.
Avec la HDR, on peut demander la qualification aux fonctions de Professeur, sur la base d’un dossier qui reprend nos activités de recherche et d’enseignement. Cette qualification est valable 4 ans, renouvelable en soumettant un nouveau dossier. Elle nous autorise à candidater sur un poste de Professeur. On ne gagne pas forcément plus les premières années, mais la progression du salaire est plus rapide ensuite. En fin de carrière un Professeur gagne plus de 4000 Euros.
Je suis MCF HDR qualifié depuis au moins 6 ans mais je n’ai jamais candidaté sur un poste de Prof car je ne souhaite pas quitter ma région.
Bien sûr, dans votre cas ce critère n’intervient pas car vous n’êtes pas viscéralement attachée à ATPN, n’est-ce pas ?
Pour votre teniure, je ne peux prodiguer aucun conseil car je ne suis pas en mesure d’estimer vos chances de réussite dans un système aussi différent que celui que je connais. Le facteur santé est aussi critique pour évaluer le gain d’une année supplémentaire de travail, mais évidemment dans ce domaine aucune prévision n’est possible. Vous vivez dans un univers impitoyable. Ce n’est pas ATPN mais DTPN, Dallas Texas version Pole Nord, en référence à la série télévisée des années 1980. J’avoue que je suis un peu admiratif. Bon courage en tout cas.
Par Olivier B. le Samedi, 7 janvier 2012
à 12:34
Elle a raison Axelle, la voix de la sagesse. Tu aimes le changement, tu savais avant ce qui t’attendait, parfois on laisse faire les choses ou au fond de soi on a déjà choisi. Un an de plus, c’est tenter la tenure en publiant, serrant des pognes, faire des sourires, se montrer… est-ce que c’est toi ? Tente et si ça ne marche pas, c’est que ce n’est pas pour toi. Alors tu auras une année de plus pour partir vers de nouvelles aventures. Même si ça fout toujours un peu les pétoches, que d’excitation ! biz
Par boljo le Samedi, 7 janvier 2012
à 12:38
Didon toi, c’est le nouveau truc que t’as trouvé pour te mettre la rate au court bouillon ?
Le truc que j’aimerai savoir c’est si ça t’interesse de publier plus, d’échanger davantage avec des collègues, d’assister à plus de conférences etc. ? Je me souviens que tu étais assez contente la dernière fois que tu es sortie de ton “Pickax”… Si les activités et les contacts que tu dois mener pour être dans les meilleures dispositions pour cette tenure te motivent en elles même, ça vaut le coup de te donner cette année pour perfectionner ta situation non ? Si par contre tu le sens comme une année de purge, alors tente le coup dès maintenant !
Quoi qu’il en soit, on te soutiendra !
Par heidi le Samedi, 7 janvier 2012
à 1:51
Je n’ai pas de conseil à donner mais je vous souhaite bonne chance!
Par murielle le Samedi, 7 janvier 2012
à 2:09
Je n’ai lu aucunes des coms, mais voila : je bous de colére
Pourquoi t’infliger à ton age ( tendre ) des emmerdements pareils ?
Depuis des années je lis ta prose et je l’aime, mais “Bon Sang” tu ne vis pas !!!
Va donc voir ailleurs si les prairies sont plus vertes ou desertiques, va voir des couchers de soleil plus mirifiques, va comprendre des gens qui ne te ressemblent pas, Oublie les courses à la gloire universitaire ( souvent non reconnues ) vis, nom de Dieu !!!
Désolée, je ne me relirai pas
Et je t’aime beaucoup via ton blog
Par claudie le Samedi, 7 janvier 2012
à 3:13
C’est une des choses qui ne me font pas regretter d’avancer en âge….ne plus avoir à me poser de questions de carrière!….mais je comprends que ça te mette la rate à l’envers……la fabrication de caramels, ça n’entre pas en ligne de compte pour la fac?….c’est bête!…
Par Babeth59 le Samedi, 7 janvier 2012
à 3:48
En fait ton fudge que tu n’as pas laissé cuire tout à fait assez longtemps.c’est une bonne métaphore pour ton problème je trouve
Sinon moi je fais le fudge au chocolat à base de marshmallows et c’est parfaitement inratable.
http://www.charpentier-de-beauville.com/blogs/alouest/?p=1704
Par a l'ouest le Samedi, 7 janvier 2012
à 8:44
difficile de te donner un conseil..j’ai l’impression que tu as déjà choisi.. de foncer cette année..
de toute manière, si on te refuse cette “promotion” tu pourras partir le coeur léger d’ATPN, ( de toute façon tu es une “aventurière”..) et si on accepte ta “tenure”, elle pourra te servir ailleurs..
alors, what else???
et ton idée de congé sabbatique?
bon dimanche avec tes coquines!
Par catherine le Dimanche, 8 janvier 2012
à 1:53
Relisez donc Heinrich Heine dans ses ” Reisebilder ” …. le passage sur les Universitaires de Heidelberg et leurs ” publications ” ….
Aprés celà , quittez et ouvrez un restaurant ! …. sauf si vous préférez la sécurité du Fonctionnariat . Là est le VRAI choix .
Par Patton le Dimanche, 8 janvier 2012
à 5:28
axelle, c’est vrai que rétrospectivement, on sait toujours mieux ce qu’on aurait dû faire
Je continue d’y réfléchir… Bises aussi!
Olivier B., la grosse différence avec la France, aussi, c’est qu’on ne doit pas changer d’université. On appartient à une université, celle qui nous a engagé, et non pas à l’Education Nationale ou un système comme ça. Donc changer de status (assistant prof à associate prof, par exemple) ne comporte aucun risque de devoir changer de région. Et j’adore DTPN, c’est vrai que c’est exactement ça, l’univers impitoyable
boljo, faire des courbettes et serrer des pognes, non, se n’est définitivement pas moi
Mais j’essaye de me soigner, hehe… Bizossi!
heidi, publier plus ça ne m’enchante pas du tout, non, mais bon, je n’ai hélas pas vraiment le choix… Merci pour le soutient
murielle, merci
claudie, je me pose parfois cette question mais ne t’inquiète pas, je vis, je ne me laisse pas complètement bouffer par tout ça (sinon, déjà, je n’aurais pas de blog)
Je ne cherche pas la gloire, je cherche un boulot stable, et c’est par là qu’il faut en passer hélas. J’aime ce que je fais au quotidien alors je trouve que je peux faire un petit effort pour “jouer le jeu” parce qu’après tout, peu de gens ont une chance aussi incroyable de se voir offrir un contrat à vie et je me considère extrêmement chanceuse. Oui c’est difficile, très pénible même, mais c’est très rare de nos jours de ne plus avoir à se faire de soucis du côté salaire, par exemple, et cette “sécurité” vaut de l’or.
Babeth59, huhuhuh, oui, dommage hein
à l’ouest, quelle poètesse vous faites ma chère
J’ai un ami qui le fait avec les marshmallows, qui sont l’équivalent du sirop de glucose, finalement. Comme j’avais du sirop de maïs et pas de marshmallow (que je n’aime pas), c’est comme ça que ça s’est passé.
catherine, je n’ai pas envie de foncer mais j’ai envie d’en finir. Ca fait 6 ans que je pense à ça TOUT LE TEMPS et c’est épuisant. Par contre, je ne suis pas sûre que ça soit intelligent de le faire donc j’y réfléchis encore beaucoup
Quant au congé sabbatique, si si, il sera de janvier à juin 2013.
Patton, hélas, la réalité de la vie moderne fait qu’avec une hypothèque d’un demi million de dollars sur le dos et des ennuis de santé imprévisibles, une fille seule (donc sans mari riche ou même moyennement riche) peut difficilement quitter un boulot et la sécurité du-dît boulot. Je n’ai pas réellement de choix, finalement, et je sais que beaucoup de gens m’envient cette “sécurité du fonctionnariat” alors j’en suis reconnaissante. En plus j’aime 90% de ce que je fais dans ce boulot, alors pourquoi partirais-je?
Par Dr. CaSo le Dimanche, 8 janvier 2012
à 12:04
J’ai pas lu les autres commentaires, mais puisque tu sembles tenir à cette tenure et que tout le processus ne dépend pas entièrement de toi, mais aussi de ta perception par les autres, effectivement ca ne pourrait pas faire de mal que tu “bosses” un peu sur ce côté-là si cela te semble insuffisant à l’heure actuelle. Mais je te dis ca car je suis plutôt du genre très sociable, je n’ai pas de chat adorable chez moi et que la température à Berlin refuse de descendre sous la barre des 0°C cet hiver, donc vu de ma chaise ca me semble facile ! Peut-être que pour toi le plus facile est de bosser sur tes publications, vu ton rythme soutenu sur ce blog…
Bref, je dirais : il sembles que tu as identifié les démarches à entreprendre pour augmenter tes chances. Attaque-toi à la partie la plus accessible du plan d’action, et affûte tes armes pour la partie qui te demandera plus d’efforts.
Bon courage !
Par Le Chroniqueur le Lundi, 9 janvier 2012
à 6:42
Au hasard de ma baignade dans la blogosphère, je suis arrivé sur ton blog. J’ai lu avec intérêt ton blog. Je ne te connais assez que pour te conseiller une bêtise mais bon tant pis, je vais quand même la dire. Cela dépend en fait de ton fonctionnement personnel. Tu sembles être sur la réserve quand tu évalues l’effort fourni jusque là. Tu regrettes le manque de temps et le manque de “preuves” de ton bilan. Tu as donc la réponse me semble t-il. Soit tu tiens à cette “tenure” et donc tu devrais t’orienter sur une année de plus soit tu es prête à prendre le risque (“to gamble” dit-on non ?
). Vu le nom de ton article, je suppute qu’il serait préférable de patienter.
Prends exemple sur ton “sucre à la crème”… Peu ragoûtant et consistant au départ, tu l’as fait patienter dans le frigo. Et il a dès lors emporté tous les suffrages. Allez hop, mets toi au frigo !
mais cette fois couvre toi bien n’est ce pas ?
Coincoins sucrés !
Par elcanardo le Lundi, 9 janvier 2012
à 1:18
Tenure bon docteur! Un an c’est vite passe!
Hum, j’ai bien du mal à t’imaginer faire des courbettes mais dans ce cas précis, je me rallie aux autres pour dire que peut être que ça vaut le coup de faire “tout ce qu’il faut” pour pas regretter après coup.
Même si ça implique d’apprendre à faire du patin à glace pour traverser le campus par -40 histoire d’aller boire un sale café en écoutant avec une feinte avidité les comptes rendu de week end de tes collègues des bâtiments d’en face.
Mais bhiiiiiii, ça sera pas marrant tous les jours :-/
(mais hehe, y’a peut être de mignons petits collègues cachés par la bas aussi
Par Mils le Lundi, 9 janvier 2012
à 1:33
Te connaissant un peu, je saisis bien le problème auquel tu fais face dans ce processus de demande de permanence. Je n’oserais pas te conseiller, mais personnellement, j’opterais pour la patience. Tout dépend à quel point tu tiens vraiment à ce poste et à y rester. Est-ce que d’obtenir la permanence ici te permettrait d’obtenir de meilleures conditions ailleurs dans le cas d’un déménagement ultérieur? Pas sûr…
Par Doréus le Mardi, 10 janvier 2012
à 7:39
A la (re)lecture de ce post:
http://cestpasmoijeljure.wordpress.com/2011/10/05/faire-semblant/
il semble que ce soit le moment de foncer…
Amicalement!
Par Marie-Odile le Mardi, 10 janvier 2012
à 9:30
Comme c’est compliqué…
Mais je suis ravie de trouver, au bout du message, une recette de “suc’ à ‘a crème” (ça, je sais très bien ce que c’est).
Par bismarck le Mercredi, 11 janvier 2012
à 3:35
Je ne suis pas douée pour donner des conseils…..
Mais je te souhaite un bon anniversaire !
Par Danièle le Vendredi, 13 janvier 2012
à 2:58
très bon anniversaire…j’espère que tu as fait un gros et bon gâteau et que tu l’as dégusté avec tes ami(e)s!!!
brosses bises
Par catherine le Vendredi, 13 janvier 2012
à 3:11
Que dire ? Il n’y a pas de bon choix, car il y a toujours un risque….Donc on choisit et après on doit assumer, comme on dit en anglais: don’t just play the hand you’re dealt, WEAR IT. Je trouve cela juste. Et après,ne rien regretter, se dire, à ce moment là, voilà ce que je pouvais appréhender de la situation, mes forces, mes aveuglements, mes doutes, mes erreurs de jugement…Donc en conclusion, un choix est toujours BON. Et BASTA.
Par mai 68 le Samedi, 14 janvier 2012
à 5:17
Malgré la décision qui sera prise, bon courage.
Au passage Bon Anniversaire.
Par Manon le Samedi, 14 janvier 2012
à 8:23