Je suis en train de devenir aigrie et amère. Et je déteste ça! Depuis quelques mois, j’ai l’impression que toutes mes illusions, tous mes espoirs, et le peu de foi qu’il me restait en l’humanité fondent comme chocolat au micro-onde.
D’abord, notre secrétaire adorée de département est partie et personne ne l’a remplacée. Quelques semaines plus tard, une collègue extraordinaire et qui porte pratiquement tout le département sur ses épaules a elle aussi décidé de partir. Là, déjà, Ze Boss a fait une mini-dépression nerveuse. Nous, on était sous le choc.
Ensuite, une discussion par emails entre tous les membres de notre boîte a tourné en vrille et des commentaires attrocement racistes et abjectes ont été échangés. Jamais je n’aurai pu imaginer qu’autant de personnes avec autant d’éducation seraient capables d’aussi peu d’humanité et d’autant d’étroitesse d’esprit. Là, j’étais atterrée.
Pendant ce temps, le département a sélectionné et rencontré de nombreux candidats pour deux nouvelles positions, créées pour diriger un nouveau programme qui commence en septembre. L’un des candidats était une collègue qui travaille déjà avec nous avec un contrat limité et qu’on voulait embaucher pour de bon. Une fois les deux perles trouvées (dont notre chère collègue), notre Chef Crocodile a décrété que finalement, on ne pouvait embaucher qu’une seule personne, et ce n’était pas notre collègue! Conclusion: on aura perdu deux collègues indispensables (plus la secrétaire) et gagné une seule nouvelle collègue au lieu de deux! Nous, on est cataleptiques! Sauf bien sûr les quelques collègues qui sont tellement dégoûtés par tout ce merdier qu’ils cherchent déjà du boulot ailleurs…
Finalement, à New York, plusieurs personnes et moi avons travaillé férocement et pendant plusieurs jours sur un plan stratégique crucial pour le futur de notre organisation en nous basant sur des réalités pédagogiques. Malheureusement, les grosses légumes à la tête de l’organisation ont rejeté nos arguments en masse pour finalement prendre une décision funeste et basée uniquement sur des réalités… financières! Là, je suis anéantie.
Et ça continue, et ça continue…
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1. Téléphoner à la pizzeria du coin pour se faire délivrer une “medium primavera pizza.”
2. Prendre deux analgésiques contre le mal de tête qui ne nous quitte plus et aller fumer la deuxième cigarette de l’année sur le balcon.
3. Payer la pizza et l’emporter au lit avec une petite bouteille de vin. Déguster en filant des petits bouts de fromage aux coquines et en lisant un bon bouquin pour essayer d’oublier la vie.
Réussite: 20/10! Hips…
Publié dans facile, légumes, rapide, végétarien


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