C’est une maladie dont mon père est en train de crever. Ma tante aussi. Et moi, hier, j’en ai senti les premiers symptômes avec effroi. L’histoire se passe ainsi:
Il y a quelques mois, un département m’a consultée pour que je les aide sur un nouveau projet. Aussi consultée était une autre personne que nous appellerons Nicole, que je déteste, experte dans un domaine proche du mien mais quand’même secondaire. A chaque réunion, je dois faire des efforts pour ne pas lui cracher: “si tu pouvais arrêter de déblaterrer ces conneries, ça nous permettrait d’avancer…” (C’est là que vous pouvez remarquer comme je suis une femme aimante et sympatique).
Bref, hier Nicole ne pouvait pas venir à notre réunion et j’étais aux anges! Et j’aurais facilement pu prendre la situation en main, faire les choses à ma façon, et la remettre à sa place. J’en ai eu tellement envie! Mon ange et mon diable (comme on disait quand on était enfants) ont donc eu cette conversation:
ange: Allez, sois sympa, faut pas démolir les gens derrière leur dos!
diable: Oui mais elle est nulle, elle m’empêche de faire des trucs biens! Elle pense que ce qu’elle fait est plus important que ce que je fais, et elle comprends rien à tout ce que je raconte alors que c’est vachement important (oui je sais, je suis super objective parfois)!
ange: Mais elle sait quand’même des tas de choses que toi tu ne sais pas!
diable: Mouais… Mais c’est moi l’experte sur ce projet et c’est moi qui devrais décider de tout!
ange: Oui mais tu ne peux quand’même pas tout faire toute seule! Et puis tu as d’autres projets très importants dont il faut aussi que tu t’occupes (je ne te remercie pas, mon ange, de me rappeler cet article douloureux auquel je n’ai toujours pas ajouté un mot)!
diable: Je sais, mais si c’est pas moi qui le fait, ça va être mal fait!
ange: Mais c’est important de savoir travailler en équipe (là à mon avis, mon ange avait discuté de moi avec Ze Boss, c’est pas possible).
diable: Mais on veut un résultat parfait, non? Et si les résultats ne sont pas parfaits ça sera ma faute!
ange: Mais non, on ne veut pas des résutats parfaits! On veut des gens heureux et des résutats dont tout le monde pourra être fier. Si t’étais pas là, le projet serait executé différemment et peut-être que les résultats ne seraient pas aussi bons qu’ils le seront grâce à toi (mon ange est vachement diplomatique) mais ça ne serait pas la fin du monde.
diable: Bordel! (mon diable est vachement vulgaire!)
On est comme ça dans ma famille. On pense qu’on est les seuls êtres intelligents sur la planète et que le reste du monde est SNAC (super nul à chier, acronyme familial). On sait que si on veut que les choses soient bien faites il faut les faire soi-même. On croit que de nous tuer à la tâche va nous permettre de mieux dormir la nuit… mais finalement, ça ne nous rapporte rien du tout. On est des cons, et on en crêvera!

Je déteste le fenouil cru avec passion! Ma jeunesse a été cruellement marquée par un nombre incalculable de salades de fenouil cru avec des olives noires et de la féta. J’en ai encore des cauchemards! Mais le fenouil grillé au four, presque caramélisé, comme ça, ça se laisse manger! Il suffit de couper le fenouil en gros morceaux et de le mélanger avec un peu d’huile d’olive et de chapelure, puis de le mettre au four (bien chaud) au moins une heure en mélangeant toutes les 10 minutes. A la fin, c’est fondant et exquis! Un délice avec du poisson (ou de la viande).
Réussite: 10/10!


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