Hier soir, j’ai décidé de prendre des cours de trompette! De savants calculs m’ont permis de prendre cette décision qui a été très (très) longuement mûrie pendant la très (très) longue symphonie numéro 4 de Bruckner.
Je m’explique: dans les cordes, il y avait les violons, 16 femmes sur 26 violons. Les altos, 5 femmes sur 10. Les violoncelles, 4 femmes sur 10. Les contrebasses, 0 femmes sur 8. Chez les bois, il y avait les flûtes traversières, 2 femmes sur 2. Les clarinettes, 1 femmes sur 2. Les haubois, 1 femmes sur 3. Les bassons, 0 femmes sur 2. Chez les cuivres, il y avait les cors, 1 femmes sur 5. Les tubas, 0 femmes sur 1. Les trombones, 0 femmes sur 3. Les trompettes, 0 femmes sur 4. Et dans les percussions, il n’y avait bien sûr aucune femme non plus*.
Vous voyez le problème? D’abord, je me suis dit que j’allais faire du cor, parce que la forme de l’instrument est cool et une femme qui joue du cor c’est super sexy, mais je déteste le son du cor (et pas seulement au fond des bois), donc on oublie. Ensuite, j’ai pensé jouer du trombone parce que j’aime bien le son, mais le bidule est vraiment immense et donc pas facile à transporter. En plus, en observant minutieusement le (fort charmant) tromboniste principal, j’ai remarqué que le pupitre devait être placé si loin du tromboniste que c’était super chiant de tourner les pages des partitions! J’ai aussi eu envie, pendant quelques mesures, de faire de la contrebasse, mais là c’est carrément la galère à trimballer, surtout dans le métro! En plus, vue ma taille, il me faudrait une contrebasse de la taille d’un violon et je ne suis pas sûre que ça existe.
Il ne restait plus que la trompette (le tuba on oublie, si par mégarde je tombais dedans je ne pourrais plus jamais en sortir). C’est joli, petit et léger, la trompette. Ca fait aussi du bruit, ce qui est plutôt une qualité, sauf bien sûr si on habite au 30ème étage d’un immeuble de snobs nouveaux-riches qui pêtent plus haut que leur popotin. J’ai pensé au balcon, mais je ne sais pas si les trompettes jouent très bien par -15 degrés. Il ne reste plus que les sous-sols de parkings, mais là j’ai un peu peur de faire sauter la tuyauterie. C’est ennuyeux.
Finalement, la solution serait peut-être de prendre des cours de triangle et de me marier au tromboniste…

Pour ces “brownie thins” (c’est-à-dire des trucs qui ont la consistance et le goût de brownies mais qui sont très fins), il faut:
Faire fondre ensemble au micro-onde (1 minute ou 2): 6 càs (un peu moins qu’1/2 cup, 85 g) de beurre non salé en petits morceaux et 56 g (2 ounces) de chocolat à cuire. Bien mélanger jusqu’à ce que le mélange soit bien fondu et homogène.
Rajouter 1/2 cup (65 g) de sucre en poudre et trois càs de cacao en poudre. Bien mélanger environ 1 minute. Ajouter 1 oeuf, environ 1/4 de cup (30 g) de farine, quelques gouttes d’extrait d’amandes et d’extrait de vanille, et une petite pincée de sel. Bien mélanger.
C’est là que ça se corse: pour les “thins” moches mais divinement bons, préchauffer le four à 180°C (350°F), mettre du papier parchemain sur une plaque à cookies, et déposer une cuillère à soupe du mélange sur le papier (ça va s’étaler un peu alors laisser de l’espace entre les cuillères, j’ai pu faire environ 9 thins par plaque). Mettre un peu de décorations (normalement, des pistaches écrasées grossièrement mais je n’en ai pas trouvé de pas salées dont j’ai écrasé (dans mon mortier bien-aimé) des amandes effilées et c’était parfait) et faire cuire pendant 7-8 minutes! Retirer du four et laisser refroidir avant de toucher (ça va durcir un peu). Comme c’était un peu raplapla, j’ai tout gardé pour moi

Pour les “thins” jolis mais un peu moins délicieux (mais bon, ma secrétaire les a tous bouffés donc ils doivent pas être mauvais non plus), laisser le mélange initial reposer pendant une dixaines de minutes. Cela va lui permettre de durcir, et ensuite c’est plus facile de déposer une cuillère du mélange sur le papier parchemain, mais il faut un peu l’applatir avec le dos de la cuillère pour mettre les pistaches/amandes écrasées. Faire cuire 8-10 minutes au four (mais pas plus, même si le dessus des thins a encore l’air tout moux, ça durcira en refroidissant. Moi j’ai laissé cuire 12 minutes et c’était un peu trop coriace à mon goût).
*Et au piano, il y avait Emmanuel Ax, mais là on ne pouvait pas lui en vouloir ![]()


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