Publié par : Dr. CaSo | Samedi, 28 janvier 2012

toujours sur la ligne blanche

Le problème, quand on blogue moins souvent que d’habitude, c’est qu’on ne pense plus tout le temps à ce qu’on pourrait bloguer la prochaine fois et donc quand arrive l’heure fatidique, on ne trouve rien à dire!

Et puis quand on blogue tout le temps, chaque petit détail de la vie peut être raconté parce que tous ces petits détails ensemble finissent par raconter une vie. Mais quand on blogue plus rarement, on ne pense plus que la dernière bêtise des chats, le pouce amoché, les -38ºC de lundi, le nouveau cours que j’enseigne, le concert génial d’hier, ou la survie sans Mégavidéo pourraient intéresser nos lecteurs et on se creuse les méninges pour trouver un truc “intéressant” et “important” à raconter… alors qu’en réalité, la vie n’est ni plus intéressante ni moins intéressante que quand on bloguait vachement souvent!

Heureusement, j’ai une grande et excellente nouvelle à partager aujourd’hui! Anita va rester avec moi, au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire! Après une lutte ardue et sans répit (depuis septembre!!) pour 1) persuader Anita de rester malgré les embrouilles qu’on lui fait vivre, 2) persuader la hiérarchie que les tas de gens que nous avons été forcés d’inviter à des entretiens d’embauche n’étaient pas aussi bien qu’Anita, et 3) persuader la hiérarchie que sans Anita, je ne pourrais plus travailler sur ma recherche ni écrire d’articles, j’ai enfin réussi, ce matin, à avoir gain de cause! Ce matin, à 9:35!

Anita va non seulement rester avec moi mais en plus elle aura enfin le droit de toucher à la farine! Elle ne pourra pas encore s’occuper de tout mais il y a du progrès! Et ça m’a fait beaucoup de bien de voir que quelques personnes de la hiérarchie étaient “de mon côté” pendant ce processus à la noix.

Si vous saviez comme tout à coup j’ai senti que je pouvais de nouveau respirer, à 9:35 ce matin, après tous ces mois d’angoisse, de stress, et de soucis!! Ce qui est dommage c’est que notre cher ami John, qui s’était pourtant bien calmé depuis notre divorce de mai dernier, a décidé qu’une vie sans emmerdes ce n’est pas une vie et a recommencé à nous empoisonner l’existence, à Justine et à moi. Je n’ai pas attendu que ça empire pour lui envoyer une réponse rapide, publique, et virulente! Peut-être que c’est comme avec les vaccins et les iPhones, il lui faut des mises à jour régulières pour qu’il nous fiche ensuite la paix pendant quelques mois…

Mortecouille!

Mon self-cadeau d'anniversaire.

Ceci est un gâteau moelleux à l’orange que j’ai fait parce que j’avais 8 oranges un peu vieilles qu’il me fallait utiliser d’urgence. J’ai trouvé la recette là-bas. Je vous la copie:

INGRÉDIENTS (pour un moule à manqué de 24 cm de diamètre avec, entre parenthèses, les quantités de la recette initiale pour un moule plus petit ou un gâteau moins haut)

- 170 g de farine (125 g)
- 140 g + 30 g de sucre en poudre (125 g)
- 170 g de beurre ou de margarine (125 g)
- 4 oeufs (3 oeufs)
- 4 oranges : 120ml + 150ml de jus + zeste de 2 oranges (3 oranges)
- 1 sachet de levure chimique
- 2 cuillères à soupe de sucre glace

RÉALISATION

Préchauffer le four à th180°

Séparer les jaunes  d’oeufs des blancs.
Battre au mixer les jaunes et 140 g de sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et double de volume.
Rajouter le beurre ou la margarine bien ramollie, 120 ml de jus d’orange, le zeste, la farine et la levure en continuant à battre pour obtenir un mélange homogène.

Dans un autre bol, battre les blancs d’œufs en neige et incorporer les 30 g de sucre restant quand les blancs sont bien montés pour les durcir.
Incorporer délicatement ces blancs à la préparation précédente.

Mettre dans un moule tapissé de papier sulfurisé et faire cuire à th 180° entre 20 et 25 mn.
Démouler à chaud.
Incorporer 2 cuillères à soupe de sucre glace à 150 ml de jus d’orange.
Verser la moitié du jus sur le gâteau chaud, et retourner le gâteau pour l’imbiber sur l’autre face avec le reste du jus d’orange sinon verser tout le sirop sur le gâteau sans le démouler.
Laisser refroidir et garder au frais.

Saupoudrer éventuellement de sucre glace au moment de servir.

Réussite: 9,5/10! Ce gâteau était assez difficile et long à faire parce que je n’ai pas utilisé de mixeur, mais devrait être beaucoup plus simple à faire avec un mixeur! Il était vraiment bon et mes employés ont adoré! Le seul problème que j’ai eu est que ma levure doit être un peu vieille parce que le gâteau n’a pas beaucoup levé. C’était aussi difficile de savoir si le gâteau était bien cuit ou non donc je l’ai laissé 30 minutes au four et il était parfait. Je n’ai changé que deux éléments de la recette: j’ai remplacé les 2/3 du zeste d’orange avec du zeste de citron (parce que la peau de mes oranges était un peu trop  sèche) et je n’ai pas mis de sucre glace par-dessus.

Publié par : Dr. CaSo | Samedi, 21 janvier 2012

question d’amour et d’argent

L’autre jour, j’avais plein de bonnes raisons pour attendre de faire ma demande de tenure encore un an. Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi je n’attendrai pas une minute de plus:

I. J’en ai marre de cette attente pénible depuis bientôt six ans. Cette foutue tenure est une épée de Damoclès au-dessus de ma tête jour et nuit!

II. Ma Faculté est en train de tomber dans le précipice, financièrement (et psychologiquement). On n’est pas au bord du précipice, non non, on a déjà sauté, mais on n’a hélas pas encore atteint le fond. On devrait s’y écraser en beauté l’année (scolaire) prochaine.

III. Du côté financier, c’est beaucoup plus intelligent de faire ça maintenant, parce que: 1) quand je serai tenured, mon salaire augmentera, et cette augmentation peut faire une grosse différence sur les 30 prochaines années; et 2) étant donné le point II, il est fort possible que l’augmentation de salaire que je pourrais avoir cette année soit devenue inexistante l’année prochaine!

IV. Toujours à cause de II, beaucoup de gens vont perdre leur job dans ma Faculté, dans les prochains mois. Ca commencera par les salariés avec des contrats pourris, puis les secrétaires, et ça finira avec les profs comme moi qui n’ont pas la sécurité de la tenure. Comme je suis l’une des dernières à avoir été embauchée, je pourrais potentiellement être l’une des premières à partir… sauf si j’ai la tenure.

V. Because le point IV, la rumeur court que certaines personnes pourraient démissionner pour protester ou parce qu’elles refusent de travailler dans des situations intenables, comme par exemple Ze Boss, si on virait sa secrétaire. Comme Ze Boss est l’une des rares personnes à comprendre (un peu) mon travail, mes chances de recevoir cette tenure seraient extrêmement compromises si elle n’était plus là pour m’aider à traverser cette difficile étape de ma carrière.

VI. Je ne sais même pas si mon centre pour étudiants ne sera pas bientôt fermé. (En réalité, si mon centre fermait, même si j’avais la tenure je serais virée. Pas pour faute professionnelle mais tout simplement parce que mon boulot n’existerait plus. C’est l’une des rares situations dans laquelle la tenure ne sert à rien.) Il y a un autre centre comme le mien sur le campus, beaucoup plus petit (donc moins cher) et où les étudiants payent $20 de l’heure (alors que nous sommes gratuits). J’en perds le sommeil, quand je pense à ça!

Donc voilà. Si je veux publier un ou deux articles avant mai, il va falloir que je m’y mette sérieusement. Pour les courbettes, les conférences, et la socialisation avec mes collègues, c’est râpé, mais c’est pas moi qui vais me plaindre vu que je déteste ça! En gros, c’est la galère, la crise, l’angoisse, le stress, la pétoche, la déprime, la folie, et ça va durer jusqu’au 1er mai (après ça, il y aura l’angoisse de l’attente jusqu’en novembre, oh joie!). Mais j’aime mon boulot et je vais tout faire pour le garder!

Ce chili con carne mi-fort vient du livre de recettes d’Isa. Ma chère mère a feuilleté le bouquin (l’un des rares livres de recettes que je possède en français) et m’a dit “ça fait des années que je rêve d’un chili con carne!” Nous le fîmes donc (elle a coupé les poivrons et j’ai admiré qu’elle ait réussi à ce que chaque morceau soit d’une taille distinctement différente des autres! Variety is the spice of life, comme on dit ici!)

Faire revenir dans une cocotte:

15 ml (1 c. à soupe) d’huile
500 g (1 lb) de boeuf haché (j’ai mis environ 400 g)
1 gros oignon
113 g (1/2 tasse) de céleri émincé
2 gousses d’ail hachées (j’en ai mis plus)

Ajouter:

1 boîte (796 ml ou 3 1/2 tasses) de tomates en purée
1 poivron vert coupé en dés (j’ai mis 1/2 rouge et 1/2 jaune)
250 ml (1 tasse) de bouillon de boeuf (j’ai mis du bouillon de légume)
3 boîtes (3×540 ml ou 2 1/3 tasses) de haricots rouges (j’en ai mis 1) rincés et égouttés
13 g (1 c. à soupe) de poudre de chili
5 g (1 c. à thé) de marjolaine (j’en avais pas)
5 g (1 c. à thé) d’origan (j’en avais pas)
5 g (1 c. à thé) de thym
1,2 g (1/4 c. à thé) de sauge (j’en avais pas)
2,5 g (1/2 c. à thé) de paprika (j’en ai mis beaucoup plus au pif)
1, 2 g (1/4 c. à thé) de poudre de cumin (j’en ai mis beaucoup plus au pif)
1,2 g (1/4 c. à thé) de poivre de Cayenne (j’en ai mis beaucoup plus au pif)
0,6 g (1/8 c. à thé) de graines de coriandre (j’en ai mis environ 10)
0,6 g (1/8 c. à thé) de poudre de gingembre (j’en ai mis au pif)
1 feuille de laurier
2 petits piments jalapeno émincé (j’ai mis des serranos)
15 g (1 c. à soupe) de cacao non sucré

Couvrir et cuire à feu doux 1 heure (moi un peu plus, et sans couvercle) en brassant souvent. Rectifier les épices au goût.

Servir avec du fromage râpé et des garnitures au choix (moi, tout simplement sur un bol de riz).

Réussite: 10/10! Cétait absolument divin! Un chouïa fort le premier jour mais avec le riz ça passait sans problème. On en a mangé pendant 2 jours, c’était chaud, réconfortant, coloré, délicieux, appétissant, et en plus toute la maison sentait bon! Merci Isa pour cette exquise recette et merci ma mère pour cet excellent choix!

Publié par : Dr. CaSo | Samedi, 14 janvier 2012

l’air de la bêtise

Ce post sur la photo du mois va, hélas, me permettre de démontrer ma nullité en physique!

L’histoire commence ainsi: Dans ma chambre, je peux mettre mon lit contre le mur nord ou le mur sud. Au départ, je l’ai mis contre le mur sud pour avoir une vue sublime sur la rivière et la ville, les couchés de soleil ET les levés de soleil (vue que vous avez d’ailleurs pu admirer lors de la dernière édition de la photo du mois). Hélas, le chauffage/air conditionné des voisins faisant trop de bruit, j’ai été obligée de tourner mon lit contre le mur nord, d’où j’ai une jolie vue sur la rivière mais c’est tout.

Les levés et couchés de soleil me manquant trop, j’ai voulu faire la maline… et mettre des immenses miroirs dans ma chambre contre le mur sud pour refléter la jolie vue de la ville et que je puisse la voir depuis mon lit toujours contre le mur nord.

Je suis donc allée à IKEA où j’ai trouvé deux immenses miroirs (120 cm sur 160 cm) (ce qui est plus haut que moi!), ai demandé aux voisins d’en-dessous (ceux qui m’ont fait chier jusqu’à 2 heures du matin avec leur musique à fond et leurs hurlements le 2 janvier) de les porter depuis ma voiture jusqu’à chez moi, ai trouvé un homme à tout faire (pour seulement $35 de l’heure, c’est bon à savoir), acheté un petit niveau à bulle pour que tout soit bien posé et bien droit, et…

… et… voilà ce que je vois maintenant, depuis mon lit, dans mes miroirs:

Eh oui, j’ai découvert que mes miroirs ne peuvent pas tourner la tête vers la belle vue, et donc ils ne “voient” que ce qui est devant eux, c’est-à-dire le mur d’en face avec une jolie photo de fleur de désert accrochée dessus. De levés de soleil? Niet! De couchés de soleil? Ziltch! De ville et de rivière? Walou walou!

Mortecouille, que je suis bête!

Je comprends pas, dans les films ça marche toujours les jeux de miroirs! Il doit y avoir une couille avec les miroirs Albertains, c’est sûr ;) En tous les cas, l’homme à tout faire a bien rigolé!
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Viviane, La Madame, A&G, florianL, A&Y, 4 petits suisses dans un bol de riz, Doremi, Filamots, Clara, jen et dam, Hugo, Tambour Major, Alice, lesegarten, Carole In England, La Parigina, Aparça, Mandy, Pavot de Lune, Stephane08, Emi London, Nataru, Nora, Frédéric, El in Oz, Aude, Ma, Nous4auQuébec, Shandara, 100driiine, DNA, PascalR, François, hibiscus, La Flaneuse, Cherrybee, Urbaine, Vanilla, Grignette, Nathalie, Thib, Suzie, Sprout©h, M, LEBOABLEU, Jean Wilmotte, M.C.O, Cindy Chou, La Papote, Muni57, E, Eff’Zee’Bee, Blogoth67, Glose, Leviacarmina, Alexanne, Petit Hobbit, Guillaume, Gilsoub, Champagne, Ava, Anaou, Narayan, Titem, Fabienne , Alex , Florian , magda627 , Akaieric , Kyoko , Mamysoren , Emily58 , Caroline , Edegan, Krn , Anne , Sébastien , Céliano , Madame zaza of mars , Babou , Cekoline , LaGodiche , Isabelle , Lhise , Jo Ann , La Fille de l’Air , M’dame Jo , Margote05 , Céline in Paris , Lucile et Rod , Les voyages de Seth et Lise , Ty , Sinuaisons , Dorydee , Frankonorsk , Le-Chroniqueur , Lili , The Parisienne , Marion , Margouia , Gizeh , L’atelier azimute , Cynthia , Emma , The Mouse , Karrijini , Boopalicious , Dr CaSo , Laure , Agnès , Xavier Mohr , Lauriane , Manola , Une niçoise , Cathy , La Nantaise , Urbamedia , Caro , Le Mag à lire , Les Maudits Expats , Olivier , Tam , Noon , Galinette , Fanny et Vincent , Zaromcha , Stéphie&lesCacahuètes , Ori , Niwatori , Bao , Chris et Nanou , Coco , Surfanna , David et Patrice , Clem et Cha , Renepaulhenry , Où trouver à Montréal ? , Bestofava , Sephiraph , El , Claude , Nomade57 , Kyn , Meyilo , Anne Laure T , Carnets d’images , L’Azimutée , Loutron glouton.

Vous désirez participer à La Photo du Mois ? Rien de plus simple : connectez-vous sur Facebook et rejoignez-nous. Une question ? Contactez Olivier.

NOTE: bravo à ceux qui sont arrivés jusqu’ici malgré le mauvais lien du pavé de liens. Est-ce que vous pouvez corriger sur vos blog s’il-vous-plaît? Ca me ferait super super plaisir. Le problème est “jelEjure” qui est faux, c’est “jeljure.” Merci!!!

La chicken soup est le remède par excellence contre la grippe et la maladie en général, ici. Par extension, une série de plus de 200 livres a été publiée avec les titres contenant toujours “Chicken Soup for the Soul,” dans l’idée que les petites histoires vraies et inspirantes contenues dans ces livres feraient du bien à l’âme et seraient donc un bon remède contre le découragement, la tristesse, la déprime. Par exemple il y a “Chicken Soup for the Teacher’s Soul,” et “Chicken Soup for the Mother’s Soul,” et même “Chicken Soup for the Canadian Soul”!

Bref, début décembre j’étais un peu patraque et je me suis donc fait cette chicken soup délicieuse et qui m’a fait beaucoup de bien au corps et à l’âme!

Dans une grande casserole, j’ai mis:

1 branche de céleri coupée en morceaux
3 carottes coupées en morceaux
1 oignon coupé en morceaux
5 gousses d’ail coupées grossièrement
1 navet coupé en morceaux
1 bouquet de persil
2 feuilles de laurier
2 clous de girofle
2 blancs de poulet
1 boîte de conserve de bouillon de légume
de l’eau pour généreusement recouvrir le tout

J’ai fait bouillir puis ai réduit le feu pour avoir des petits bouillons. J’ai laissé mijoter, sans couvercle, pendant une heure et demi. Toutes les 15 minutes environ, je “nettoyais” les impuretés du bouillon (la graisse) avec une cuillère.

Avant de servir, j’ai retiré le bouquet de persil, les feuilles de laurier, et les clous de girofle. J’ai aussi déchiqueté les blancs de poulet avec 2 fourchettes pour en faire des morceaux qui tenaient facilement dans une cuillère à soupe.

Réussite: 10/10! J’en ai eu pour 2 jours et assez pour en congeler 2 pots de confiture. C’était facile à faire, chaud, léger, réconfortant, bon pour la santé, et vraiment délicieux!

Prochain épisode: pourquoi je vais demander la tenure cette année et non pas l’année prochaine.

Publié par : Dr. CaSo | Samedi, 7 janvier 2012

tout me fait peur

Depuis quelques mois, je me pose beaucoup de question à propos de mon futur et notamment à propos de ma tenure (je crois qu’on dit “permanence” en Québecois).

Petit résumé: dans les universités, il y a un système de castes comme en Inde, en fait, avec des contrats plus ou moins longs et des salaires plus ou moins pourris. Tout en haut de la hiérarchie, il y a les chanceux qui sont les profs avec la tenure, et en-dessous, il y a les gens comme moi qu’on appelle “tenure-tracked.” Cela signifie que si je bosse bien pendant cinq ou six ans, après une ééééééééééénorme évaluation de mon travail, je pourrai recevoir la tenure, c’est-à-dire un contrat à vie. Il est extrêmement difficile de virer un prof qui a la tenure.

Le problème, c’est cette ééééééénorme évaluation de mes derniers six ans de travail. On évalue surtout mes projets de recherche et mes publications (combien, dans quelles revues académiques, quel impact ils ont eu, etc.), mais aussi mon enseignement (est-ce que les étudiants m’ont aimée, qu’est-ce que mes collègues ont observé, etc.) et le travail administratif que je fais (environ 60% de mes responsabilités). Tout mes collègues peuvent donner leur opinion sur mon travail et sur ma façon d’être une bonne collègue ou non (est-ce que je suis sympa, sociale, serviable, etc.), mais plein d’autre gens de ma Faculté et d’autres Facultés vont aussi donner leur opinion (le Doyen, des gens d’autres départements, etc.). Mais les plus importantes personnes qui vont donner leur opinion sur mon travail sont une dizaine de profs ou directeurs comme moi, au Canada et aux Etats Unis, que je ne connais pas ou très peu, qui vont recevoir mon dossier et devoir l’évaluer.

Donc j’ai la trouille. Je sais que mon boulot n’est pas évalué à sa juste valeur, ici. Je sais que je ne connais que très peu de mes collègues parce que je travaille dans un bâtiment complètement isolé, et puis je ne suis pas super sociale en général. Je sais que beaucoup de mes collègues publient beaucoup plus que moi. Et je sais que très peu de personnes savent en quoi consiste réellement mon travail. Donc je panique.

Je ne suis pas obligée de demander la tenure cette année (si je décide de le faire, je dois rendre mon dossier le 1er mai et j’aurai la réponse fin novembre. Si je ne suis pas acceptée, j’ai un an pour trouver un boulot ailleurs). Je sais aussi qu’il est beaucoup plus facile d’obtenir la tenure au Canada qu’aux Etats Unis mais que mon université ne se prend pas pour la queue de la poire et ils veulent des publications, c’est tout. Je pourrais attendre encore un an, faire des efforts pour mieux connaître mes collègues, publier encore un ou deux trucs, aller à plein de conférences et faire des tas de courbettes, et essayer de mieux faire connaître mon nom parmi les autres directeurs canadiens comme moi. Je m’en veux de ne pas avoir réalisé l’ampleur du problème plus tôt!

Bref. je ne sais pas trop quoi faire, là… et j’ai la trouille à mort!

C’est dans le livre de recettes d’Isa que j’ai trouvé ce délicieux “sucre à la crème” (fudge, in English) Je vous copie la recette.

Ingrédients:

500 ml (2 tasses) de crème 35%
400 g (2 tasses) de cassonade
25 g (2 c. à soupe) de sucre
30 ml (2 c. à soupe) de sirop de maïs ou de glucose

Préparation:

Dans une casserole, mélanger tous les ingrédients. Porter à ébullition et cuire à feu vif environ 20 minutes, ou jusqu’à ce qu’un thermomètre à bonbon indique 116ºC (241ºF). Retirer du feu et laisser tiédir 10 minutes. Fouetter à vitesse élevée pendant 5 minutes avec un batteur électrique, ou jusqu’à ce que les fouets un batteur laissent des traces dans la préparation.

Etendre dans un moule carré, chemisé, de 20 cm (8″). Couvrir et laisser refroidir plusieurs heures. Couper en carrés et servir.

Réussite: 9,8/10! Comme je ne savais pas si c’était 20 minutes OU 116ºC, j’ai arrêté la cuisson après 20 minutes même si je n’avais pas tout à fait atteint les 116ºC (grosse erreur). Donc mon mélange a eu du mal à durcir et j’ai dû le laisser 2 jour au frigo avant qu’il n’ait la bonne consistance. Mais ensuite, il était parfait même si un chouïa friable, et délicieux! Je l’ai coupé en petits morceaux (trop grands d’abord et recoupés ensuite, d’où les formes variées) et l’ai apporté chez Ze Boss pour la fête de fin d’année. Tout le monde a beaucoup apprécié! C’était mes premiers “bonbons” et j’en étais super fière!

Publié par : Dr. CaSo | Mercredi, 4 janvier 2012

prends ta guitare, chante avec moi

Tout d’abord:

Très en retard: Joyeux Noël!

Un peu en retard: Bonne Année!

Et vachement en avance: Joyeuses Pâques!

J’espère que comme ça, mon retard accumulé lors de ces fêtes de fin d’année sera équilibré par mon avance à vous fêter Pâques et vous me pardonnerez ;)

Et ensuite:

Ma mère est venue passer deux semaines ici. Nous avons: assisté à un très chouette concert de Noël, été à une messe de Noël (en français s’il-vous-plaît!), vu un oeuf et une saucisse, fait à manger deux-trois trucs sympas (recettes à venir), nettoyé mon balcon, loué un violon et fait de la musique, un peu bossé pour Santa’s Anonymous, invité des amis pour le réveillon de Nouvel An, mangé un bon p’tit dèj et un bon hamburger dans des restos sympas, été super malade (moi), glandé à fond les manettes (ma mère), travaillé un peu (moi), lu beaucoup (ma mère), regardé CSI (moi), un peu discuté, appris à faire des bagels, visité l’ex-plus grand mall du monde, fait nettoyer Albertine, déambulé dans le farmers’ market de Strathcona, dépensé pas mal de sous, été nous faire couper les cheveux, admiré la lumière et les levés et les couchés de soleil et la lune depuis mon salon, et… heu… c’est tout! Elle est repartie aujourd’hui.

Et pendant tout ce temps-là, il a fait un grand soleil et des températures records (entre 0ºC et 7ºC pendant la journée, entre 0ºC et -12ºC la nuit, à part un jour où il a fait -8ºC pendant la journée et -13ºC pendant la nuit). (Ce qui n’empêche pas les machines à tickets du parking de l’aéroport d’être prêtes pour les grands froids!) Nous avons littéralement passé la journée de Noël sur le balcon (et Noël au balcon…)! Il n’a neigé qu’un peu, deux fois, pendant la nuit, juste assez pour que la neige continue de briller au soleil pendant la journée.

Moi, je remercie du fond du coeur quelques personnes qui se reconnaîtront je l’espère!

Au prochain épisode:  to ask or not to ask for tenure this year?

Pour bien commencer l’année, voilà une petite recette légère et très saine:

1. Dans un saladier, mettre de la roquette, des betteraves rouges cuites coupées en petits morceaux, et du fromage de chèvre frais en petits morceaux.

2. Faire une vinaigrette bien relevée (moutarde, huile, vinaigre, sel, poivre) et mélanger avec la salade.

3. Déguster sans culpabilité!

Réussite: 10/10! C’est salade très rapide et facile à faire, bonne pour la santé, jolie, colorée, et très forte en saveurs. Le goût un peu épicé de la roquette se marie très bien avec celui bien prononcé (earthy) des betteraves rouges, et le fromage de chèvre apporte un peu de douceur.

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